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Grande-Bretagne

1920s

  • Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
  • 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
31 Mai
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Discours de Molotov devant le Soviet Suprême. La Russie veut la paix, veut empêcher une agression, mais elle doit veiller à ne pas être entraînée dans un conflit ‘’par des fauteurs de guerre habitués à laisser les autres tirer pour eux les marrons du feu‘’. Ainsi, dans les négociations avec Paris et Londres, la Russie propose que la garantie des trois soit : (1) donnée automatiquement en cas d’agression et sans porter l’affaire devant la SDN, (2) donnée aux pays baltes et à la Finlande sans le consentement de ces États, même contre leur gré. La France est prête à accepter les exigences de Moscou, tandis que la Grande-Bretagne estime qu’on ne peut pas imposer la volonté des grandes puissances aux petites nations.
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Moscou détaille sa proposition d’accord d’assistance (31.05.39). Cette assistance sera ‘’immédiate et efficace‘’ en cas d’agression : (1) contre un des trois signataires, (2) contre un tiers (la Belgique, la Grèce, la Pologne, la Roumanie, la Turquie), (3) contre un des signataires à la suite de l’assistance prêtée par celui-ci à un autre État européen qui aura besoin de cette assistance pour ‘’résister à la violation de sa neutralité‘’. Moscou souligne que la Russie ne peut pas assurer une assistance militaire si ses armées n’ont pas le droit de passage dans les pays nominalisés dans l’accord.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juin
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
Au château du duc de Westminster, entretien de Horace Wilson et Joseph Ball avec le conseiller allemand Helmuth Wohlthat sur les échanges économiques entre les deux pays. Le lendemain, Wohlthat rencontre Ashton-Gwatkin auquel il transmet que la Grande-Bretagne doit reconnaître ‘’la sphère des intérêts économiques de l’Allemagne dans l’Europe du Sud-Est‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
12 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations diplomatiques entre les trois. La Grande-Bretagne refuse d’inclure dans le pacte des États qui n’ont pas été consultés (comme voulait Moscou). La France tente de rapprocher les points de vue de Londres et Moscou. Ainsi, elle propose à Londres (1) d’accepter la proposition russe d’abandonner le recours à la SDN et celle de ne pas conclure de paix séparée, (2) d’inclure une garantie pour trois États occidentaux (sans les nommer), pour équilibrer la garantie aux pays baltes. Finalement, Londres accepte les propositions françaises.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juin
 
1939
Grande-Bretagne
GB
Dans un entretien avec Cadogan, Neville Henderson fait observer à celui-ci que la Grande-Bretagne n’a pas d’engagement politique concernant Dantzig. Si la ville demande le rattachement à l’Allemagne, continue-t-il, alors la Pologne ne doit pas reprendre Dantzig par la force.
Grande-Bretagne
14 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations. La Russie propose : (1) que les garanties données aux pays baltes et à la Finlande entrent en jeu en cas menace de la part de l’Allemagne ou dans le cas d’un ‘’coup d’État intérieur‘’ ou dans le cas d’un changement politique favorable à l’agresseur, (2) que l’accord politique ne soit pas signé qu’après la signature d’une convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
15 Juin
 
1939
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
À Londres, entretien de Robert Vansittart avec Erich Kordt. Ce dernier se présente comme le représentant des hommes influents d’Allemagne, opposés à Hitler (Ludwig Beck, Franz Halder, Canaris, etc.). Kordt critique la garantie donnée par Londres à la Pologne (il craint qu’un incident provoqué par les Polonais donne à Hitler une excuse pour attaquer la Pologne), et il avertit qu’un manque de résultats dans les négociations entre la France, la Russie et la Grande-Bretagne donnerait à Hitler la possibilité de conclure un accord économique et militaire avec Staline.
Allemagne, Grande-Bretagne
17 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, dans les négociations, Paris et Londres acceptent d’étendre la garantie mutuelle aux pays baltes, tout en excluant les possibilités de coup d’État ou de modification politique en faveur de l’agresseur. Paris proposera une interprétation identique aux cas d’agression contre un des contractants, ou agression contre un État européen qui constitue une menace pour la sécurité d’un des contractants.
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Paris (17.06.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, la Russie (Molotov) insiste que les États auxquels on donnera la garantie soient désignés nominalement. Si la Grande-Bretagne refuse, on se contentera d’un pacte entre Londres, Paris et Moscou. Comme prévu, Londres refuse de nommer les États auxquels la garantie est garantie. En plus, le gouvernement anglais demande que, pour donner la garantie (1) l’État en cause fasse la demande et (2) l’État en cause se défende lui-même contre l’agresseur. Encore une fois, le gouvernement français joue les médiateurs entre Londres et Moscou. Paris propose qu’on désigne les États auxquels on donnera une garantie (Belgique, Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, pays baltes, Suisse), mais dans une annexe secrète qui ne sera publiée qu’au dernier moment.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Turquie
FR/GB/TR
La France adhère à l’accord turco-britannique d’assistance (12.05.39).
France, Grande-Bretagne, Turquie
23 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Le gouvernement anglais propose un autre texte sur la garantie. Cela sera accordé soit : (1) en cas d’agression contre un des États contractants par une puissance, ou (2) en cas d’agression par une puissance d’un État européen, qu’une des parties contractantes s’estime obligée d’aider à défendre son indépendance ou sa neutralité.
France, Grande-Bretagne, Russie
27 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations, Londres accepte de donner son aide aux pays baltes s’ils sont l’objet d’une agression, mais, continue Londres, on ne peut pas ‘’aider‘’ un État à se défendre que s’il se défend lui-même. En réponse, Molotov estime que la Russie ne peut pas donner sa garantie aux États ‘’dont elle ne connaît même pas le nom‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans la presse, Molotov critique Londres et Paris qui ne désirent pas un traité accordant des droits égaux à la Russie, mais seulement ‘’à avoir des conversations à ce sujet‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Sous la pression de la France, le gouvernement anglais accepte que tous les États auxquels on donnera la garantie soient mentionnés dans une annexe secrète.
France, Grande-Bretagne, Russie
01 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, suite des négociations tripartites. Moscou constate que le problème de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande a été résolu, mais la Russie continue à refuser de garantir les Pays-Bas et la Suisse (pays qui n’ont pas reconnu l’URSS). C’est alors que Molotov soulève deux nouveaux problèmes : (1) la définition de ‘’l’agression indirecte‘’ et (2) la convention politique entre les trois doit être soumise à une convention militaire. Pour Moscou, l’État garant a le droit d’intervenir dans tout pays où survient un coup d’État ou un changement d’orientation favorable à l’agresseur. Définition rejetée par Paris et Londres (il suffit, disent les Occidentaux, d’un remaniement ministériel pour autoriser la Russie à intervenir par les armes).
France, Grande-Bretagne, Russie
02 Juil
 
1939
Grande-Bretagne
GB
À Tokyo, signature d’un accord entre la Grande-Bretagne et le Japon. Londres reconnaît les ‘’intérêts spéciaux‘’ du Japon en Chine.
Grande-Bretagne
04 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
De Londres, l’ambassadeur français informe son gouvernement que sir John Philip Sargent considère : (1) qu’il est impossible d’arriver à un accord tripartite, Moscou déclinant tout engagement à l’égard des pays voisins de la France et de la Grande-Bretagne, (2) que la définition russe de l’agression indirecte peut donner lieu à des interprétations ‘’dangereuses‘’, et elle peut donner lieu à des protestations des États apparaissant sur la liste. Sargent reconnaît que la situation actuelle des négociations est due à la garantie franco-britannique donnée à la Pologne et la Roumanie, sans y associer l’URSS (Moscou ayant raison de croire que cette garantie n’a pas été donnée dans son intérêt).
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations tripartites, la France donne sa définition de l’agression indirecte : ‘’… Celle qui aurait pour effet de déterminer un coup d’État intérieur, entraînant manifestement l’aliénation ou l’altération de la souveraineté au profit de l’agresseur‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La Grande-Bretagne donne à son tour une définition de l’agression indirecte : ‘’… l’action, acceptée par l’État, sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’. La France acceptera la définition anglaise.
France, Grande-Bretagne, Russie