Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
19 Mar
1939
DE/GB/RO
Sur la base de la déclaration de Tilea (17.03.39 : les demandes de l’Allemagne à la Roumanie paraissaient comme un ‘’ultimatum‘’), Arthur Neville Chamberlain donne la garantie de la Grande-Bretagne à la Roumanie.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie
20 Mar
1939
DE/GB/RO
Le roi Carol reçoit Reginald Hoare, l’ambassadeur anglais. Il n’y a jamais eu d’ultimatum allemand à la Roumanie.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie
20 Mar
1939
GB/PL/RO/RU
Devant le Conseil des ministres, Halifax affirme que, si la Grande-Bretagne veut sauver la paix, elle doit faire ce qu’elle a toujours refusé de faire : prendre des engagements à l’Est de l’Europe, garantir les frontières de la Pologne et de la Roumanie et renforcer cette coalition en y amenant la Russie.
Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
21 Mar
1939
FR/GB/PL/RU
À Londres, rencontre de Halifax avec Bonnet et Lebrun. Les Anglais lancent un projet d’une déclaration commune (entre la France, la Grande-Bretagne, la Russie et la Pologne) sur des consultations mutuelles afin d’examiner les mesures qui doivent être prises pour une résistance commune à une action militaire menaçant l’indépendance politique d’un État européen. Paris accepte, Moscou acceptera si la Pologne en fait de même.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
23 Mar
1939
DE/FR/GB/PL/RU
Varsovie refuse le projet de Halifax (21.03.39) car, disent les Polonais, une telle déclaration, signée par Moscou, serait vue comme une provocation par l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
23 Mar
1939
BE/CH/FR/GB/NL
Paris et Londres assurent Bruxelles, La Haye et Berne de leur soutien.
Belgique, Suisse, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas
24 Mar
1939
DE/GB/PL/RU
Le colonel Beck, via Raczinsky, son ambassadeur à Londres, propose à Halifax une alliance anglo-polonaise (au lieu de provoquer Berlin avec une alliance avec la Russie).
Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne, Russie
29 Mar
1939
DE/FR/GB/PL/RO
Paris et Londres déclarent vouloir aider la Pologne et la Roumanie en cas d’agression allemande et si ces pays voulaient résister à cette agression.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie
31 Mar
1939
FR/GB/PL
Devant la Chambre des Communes, Chamberlain affirme qu’en cas d’une action qui menacera l’indépendance de la Pologne, action à laquelle le gouvernement polonais résisterait, alors la Grande-Bretagne soutiendra Varsovie ‘’de toutes ses forces‘’. Il dit être autorisé par Paris de dire que la France adoptera ‘’la même attitude‘’.
France, Grande-Bretagne, Pologne
03 Avr
1939
DE/GB
Chamberlain annonce à la radio que la Grande-Bretagne s’opposera, par la force, à toute nouvelle conquête territoriale de l’Allemagne.
Allemagne, Grande-Bretagne
04 Avr
1939
FR/GB/GR/RO
La France et la Grande-Bretagne donnent leurs garanties à la Roumanie et à la Grèce.
France, Grande-Bretagne, Grèce, Roumanie
04 Avr
1939
DE/FR/GB/HU/PL/RO
À Londres, Eden reçoit Beck. Discussions sur la situation en Europe de l’Est. En absence d’un rapprochement entre la Hongrie et la Roumanie, irréalisable pour le moment, Varsovie considère qu’une autre alliance, entre la France, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Roumanie aura pour effet de jeter la Hongrie dans les bras de l’Allemagne.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne, Roumanie
05 Avr
1939
FR/GB/PL/RO/RU
La France (Georges Bonnet) propose à Moscou de renforcer leur pacte de 1935 par une convention militaire. Londres dit vouloir s’associer à une telle convention, si la Russie donne sa garantie à la Pologne et la Roumanie.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
06 Avr
1939
GB/PL
On annonce la signature prochaine d’un accord d’assistance militaire (ce sera fait pour le 25.08.39).
Grande-Bretagne, Pologne
10 Avr
1939
DE/FR/GB/PL/RO/RU
À Londres, Halifax reçoit Alexandru Cretianu, l’envoyé du roi Carol II. La Roumanie demande la garantie franco-anglaise, tout en remarquant que, dans la garantie anglaise à la Pologne (31.03.39), on parle de l’indépendance de la Pologne mais pas de ses frontières. En tout état de cause, conclut Cretianu, la Roumanie n’entrera pas dans un système collectif de sécurité qui inclura la Russie (Bucarest craignant la réaction de l’Allemagne).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie
12 Avr
1939
DE/GB
Von Ribbentrop envoie un message aux ambassades allemandes à l’étranger. Il faut persuader dans chaque pays les gouvernements respectifs de ne pas suivre la politique de la Grande-Bretagne, la participation à une telle politique étant considérée par Berlin comme un acte dirigé contre le Reich.
Allemagne, Grande-Bretagne
13 Avr
1939
FR/GB/GR/RO
La France et la Grande-Bretagne donnent leurs garanties à la Grèce et à la Roumanie, si les gouvernements des deux pays déclarent leur volonté de résister contre toute menace de l’indépendance de leur pays.
France, Grande-Bretagne, Grèce, Roumanie
16 Avr
1939
GB/FR/RU
En recevant les ambassadeurs de la Grande-Bretagne (William Seeds) et de la France (Emile Naggiar), Litvinov leur remet le projet d’un traité à trois (France, Grande-Bretagne et Russie), projet qui prévoyait que :
(1) la Grande-Bretagne, la France et la Russie se donnent réciproquement de l’aide si l’une d’elles se trouve en guerre avec l’Allemagne, suite à l’aide qu’elles accordent à la Pologne et à la Roumanie (en cas d’agression du Reich contre ces deux pays), (2) les pays baltes soient inclus dans l’accord, malgré leur refus, (3) les États qui n’ont pas reconnu l’URSS soient exclus du traité, (4) l’assistance soit accordée en cas d’agression directe ou ‘’indirecte‘’, etc. Le projet devait être accompagné par une convention militaire et une garantie commune à toutes les nations de l’Europe centrale et de l’Est qui se sentaient menacées par l’Allemagne nazie (l’obstacle majeur étant la peur de ces pays de se voir englobés au système russe, sous le motif de vouloir les protéger contre l’Allemagne). Certains disent que, si Chamberlain avait dit oui au projet russe, le Parlement anglais aurait approuvé et que, devant une alliance anglo-russe, Hitler ne pouvait pas se lancer dans une guerre sur deux fronts, ou ne pouvait prendre le risque de perdre sur un des fronts. On aurait pu éviter la guerre, concluent-ils.
(1) la Grande-Bretagne, la France et la Russie se donnent réciproquement de l’aide si l’une d’elles se trouve en guerre avec l’Allemagne, suite à l’aide qu’elles accordent à la Pologne et à la Roumanie (en cas d’agression du Reich contre ces deux pays), (2) les pays baltes soient inclus dans l’accord, malgré leur refus, (3) les États qui n’ont pas reconnu l’URSS soient exclus du traité, (4) l’assistance soit accordée en cas d’agression directe ou ‘’indirecte‘’, etc. Le projet devait être accompagné par une convention militaire et une garantie commune à toutes les nations de l’Europe centrale et de l’Est qui se sentaient menacées par l’Allemagne nazie (l’obstacle majeur étant la peur de ces pays de se voir englobés au système russe, sous le motif de vouloir les protéger contre l’Allemagne). Certains disent que, si Chamberlain avait dit oui au projet russe, le Parlement anglais aurait approuvé et que, devant une alliance anglo-russe, Hitler ne pouvait pas se lancer dans une guerre sur deux fronts, ou ne pouvait prendre le risque de perdre sur un des fronts. On aurait pu éviter la guerre, concluent-ils.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Avr
1939
FR/GB/RU
Moscou propose à la France et à la Grande-Bretagne : (1) un accord d’assistance mutuelle entre les trois pays, (2) un engagement d’assistance militaire aux États de l’Est, voisins de la Russie, entre la mer Baltique et la mer Noire, (3) un engagement des trois pays à ne pas signer de paix séparée. En même temps, la Russie désire une adaptation du pacte entre la Roumanie et la Pologne, en y précisant qu’il est conclu contre toute agression, y compris l’allemande (au départ, le pacte était contre une agression russe), et une adaptation de la garantie donnée par la Grande-Bretagne à la Pologne et soulignant qu’elle ne fonctionne qu’en cas d’agression allemande, etc.
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Avr
1939
FR/GB/RU
Réponse des Occidentaux aux propositions russes (18.04.39) La France se rallie aux propositions russes. La Grande-Bretagne ne désire pas s’engager plus loin. On désire commencer par une garantie, donnée par les trois, à la Roumanie et à la Pologne, après quoi sera examinée l’extension de cet accord à d’autres États (qui ne sont pas menacés immédiatement).
France, Grande-Bretagne, Russie