Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
07 Juil
1939
IT/GB
Mussolini avertit le gouvernement britannique que, si Londres soutient la Pologne, alors l’Italie soutiendra l’Allemagne.
Grande-Bretagne, Italie
08 Juil
1939
FR/GB/RU
De son côté, Moscou présente aux ambassadeurs français (Naggiar) et anglais (William Seeds) une nouvelle définition de l’agression indirecte : ‘’… Action acceptée par un des États, indiqués ci-dessous, sous la menace de la force par une autre puissance… et qui entraînerait l’utilisation du territoire et des forces dudit État, en vue d’une agression contre lui ou des parties contractantes, et qui entraînerait la perte par cet État de son indépendance ou de violation de son de sa neutralité‘’. De toute façon, Molotov demande que l’accord politique entre les trois ne les lie qu’à partir du jour de la signature de la convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
09 Juil
1939
GB
William Churchill demande au gouvernement de signer une convention militaire avec l’URSS.
Grande-Bretagne
10 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartite, la France propose à la Russie de signer l’accord politique, en acceptant la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’, après quoi les négociations militaires commenceront. Londres refuse la proposition de la France : ‘’… Nous ne pouvons… plus continuer à accepter chaque nouvelle demande mise en avant par le gouvernement de l’URSS…’’. Reçu par Bonnet, Neville Henderson, l’ambassadeur anglais, affirme que jamais, depuis 1914, le danger de guerre n’a pas été plus grand qu’aujourd’hui. L’ironie du sort, dit-il, est que si Chamberlain et Daladier n’avaient pas été à Munich, alors c’était la guerre. Or, actuellement, ni Chamberlain ni Daladier n’oseront se rendre en Allemagne , en vue d’un nouveau compromis, sans risquer leur carrière politique.
France, Grande-Bretagne, Russie
11 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, une nouvelle définition de l’agression indirecte est donnée : ‘’Une action acceptée par l’État en question, sous la menace de la force, par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité ‘’. Sur cette base, les trois parties s’engagent à se prêter mutuellement assistance, immédiate et efficace, si un des trois s’engage dans des hostilités avec un État européen quelconque, à la suite : (1) d’une agression de cette puissance contre un des trois, ou (2) d’une agression de cette puissance contre un État européen, ‘’que l’un des trois aurait pris l’engagement d’assister dans une telle agression, ou dont il s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou sa neutralité, contre une telle agression‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
13 Juil
1939
FR/GB/RU
À Moscou, aux négociations tripartites, Londres déclare qu’il lui est impossible d’accepter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
18 Juil
1939
DE/GB
À Londres, négociations germano-britanniques ( Helmuth Wohlthat – Horace Wilson, conseiller économique, Robert Hudson, ministre du commerce transmaritime, etc.) (fin : 24.07.39), sur un ‘’mémorandum‘’ de Wilson adressé à Göring comprenant plusieurs déclarations communes sur : (1) l’engagement des deux pays de ne pas utiliser la force pour résoudre les problèmes internationaux (si l’Allemagne acceptait, les garanties de la Grande-Bretagne accordées à la Roumanie et la Pologne devenaient inutiles), (2) la non-ingérence de l’Allemagne dans les affaires du Commonwealth et de la Grande-Bretagne dans la zone d’influence de la ‘’Grande Allemagne‘’ (si Londres acceptait, alors la Grande-Bretagne n’avait plus de responsabilité à l’égard de la Pologne et de Dantzig), (3) l’engagement des deux de ‘’revérifier‘’ le traité de Versailles, etc. Le mémorandum comprenait aussi un accord naval, un accord concernant l’aviation, etc.
Allemagne, Grande-Bretagne
18 Juil
1939
FR/GB/RU
Suite à l’intervention de la France, la Grande-Bretagne finit par accepter de lier la signature d’un accord politique de la signature d’une convention militaire, Londres continuant de rejeter la définition russe de ‘’l’agression indirecte‘’. Le même jour, lors de sa rencontre avec Seeds, l’ambassadeur anglais, Molotov accepte d’envisager une définition ‘’atténuée‘’ de l’agression indirecte, mais pas basée sur le texte anglais.
France, Grande-Bretagne, Russie
19 Juil
1939
FR/GB/RU
Lettre de Bonnet à Halifax. Il y demande que, dans les négociations tripartites, Londres accepte les conditions russes (car, redoute-t-il, sans cela l’échec de ces négociations ne soit ‘’le signal d’une action de l’Allemagne sur Dantzig‘’).
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juil
1939
FR/GB/RU
Dans l’impasse sur la définition de l’agression indirecte, Molotov propose une suspension des négociations politique et l’ouverture des conversations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
21 Juil
1939
FR/GB/RU
La France et la Grande-Bretagne acceptent l’ouverture des négociations militaires.
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juil
1939
DE/GB
En marge d’une conférence internationale de la pêche à la baleine, rencontre entre Hudson, secrétaire d’État au Commerce et Wohltat, conseiller économique du Reich. Discussion sur les relations réciproques et la situation en Europe. Hudson affirme que si l’Allemagne réduit ses dépenses militaires, alors on pourra discuter d’un accord économique entre les deux pays (Londres excluant la possibilité de rétrocession des colonies à l’Allemagne) et avertit que, si le Reich veut modifier ‘’le statut actuel de l’Europe, notamment à Dantzig, ce sera la guerre‘’. Le Reich, dit Wohltat, est prêt à envisager, avec la Grande-Bretagne, ‘’des arrangements politiques de nature à fortifier la paix en Europe‘’. La presse présentera cet entretien comme des négociations anglo-allemandes, ce qui amènera la France à demander des explications à Londres. Le gouvernement anglais répondant que s’il aurait envisagé des projets de telle ampleur, alors le gouvernement français aurait été mis au courant, préalablement.
Allemagne, Grande-Bretagne
24 Juil
1939
FR/GB/RU
Fin de la phase politique (14.04.39) des négociations tripartite. Un accord est acquis. Les trois parties s’engagent : (1) à se prêter mutuellement et immédiatement toute assistance en leur pouvoir ‘’si un des signataires serait engagé avec une puissance européenne, soit parce qu’il est l’objet d’une agression, soit suite à une agression, directe ou indirecte, d’une puissance européenne contre un autre État européen dont un des signataires s’estimerait obligé de défendre l’indépendance ou la neutralité‘’ (l’agression indirecte étant définie comme ‘’une action acceptée par l’État en question sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’), (3) à un échange d’informations sur la situation internationale, (4) à ne pas conclure, en cas de guerre, d’armistice ou de paix séparément, (5) à ne pas faire entrer en vigueur cet accord qu’une fois signée une convention militaire, etc. Dans une annexe, non publiée, sont précisés les pays auxquels s’applique l’obligation, pour un des signataires, de les défendre en cas d’agression, directe ou indirecte : la Belgique, l’Estonie, la Grèce, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Russie
24 Juil
1939
FR/GB/PL
À Pyry, près de Varsovie, les Polonais remettent aux services de renseignements français et anglais un exemplaire de la machine Enigma (la machine à déchiffrer les messages radio de l’armée allemande) et la documentation sur le décryptage. En décembre 1932, trois mathématiciens polonais réussissent à déchiffrer les messages Enigma. C’est en octobre 1938 qu’ils arrivent à mettre en place une machine électromécanique pour déchiffrer les messages (il fallait deux heures pour déchiffrer la clé du jour). Ils remettent la machine aux Français et Anglais.
France, Grande-Bretagne, Pologne
24 Juil
1939
GB
Signature d’un accord (Craig - Arita). Londres reconnaît les conquêtes japonaises en Chine.
Grande-Bretagne
25 Juil
1939
DE/FR/GB/RU
La presse annonce que Moscou, Paris et Londres sont arrivés à un accord politique et qu’une mission militaire franco-britannique ira à Moscou pour conclure une alliance militaire. À partir de maintenant, l’Allemagne multipliera les contacts avec Moscou, dans l’espoir d’empêcher la formation d’une alliance entre les trois (France, Grande-Bretagne et Russie) et pour annuler la menace d’un encerclement du Reich.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
27 Juil
1939
FR/GB/PL/RO/RU/TR
Le gouvernement français précise au général Doumenc, son représentant aux négociations militaires qui s’ouvriront à Moscou, la position française : (1) les communications entre Occidentaux et les Russes se feront par la route du Nord (le port de Mourmansk) ou par avions qui feront escale dans les pays neutres du Nord de l’Europe, (2) si pendant le temps de paix les Polonais n’acceptent pas la présence des troupes russes sur leur territoire, Paris espère ‘’qu’au moment du danger, ils accepteront d’avoir sur leur territoire de l’aviation russe, peut-être même des unités mécanisées ‘’. Du côté anglais, les instructions données à l’amiral Plumkett montrent de la prudence, de la méfiance (ne pas livrer aucun renseignement intéressant), etc. Ensemble, Paris et Londres demandent à la Russie de livrer des matières premières, des denrées alimentaires et des armes à la Pologne, à la Roumanie et à la Turquie.
France, Grande-Bretagne, Pologne, Roumanie, Russie, Turquie
28 Juil
1939
GB/IE
Prevention of Violence Act : loi visant à justifier juridiquement la lutte contre les membres actifs de l’IRA (loi abolie en 1953).
Grande-Bretagne, Irlande
28 Juil
1939
DE/FR/GB/RU
L’ambassadeur Welczeck envoie de Paris une note à son gouvernement sur les raisons de l’envoi d’une mission militaire franco-anglaise à Moscou : (1) Paris et Londres pensent que, tant que les négociations continueront, l’Allemagne n’entreprendra rien contre Dantzig, (2) le désir des Français et Anglais de surmonter, par une entente militaire, les difficultés rencontrées lors de la négociation politique (la définition de l’agression indirecte, modalité de fournir l’aide aux États garantis, etc.).
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juil
1939
DE/FR/GB/RU
Vu les difficultés des négociations politiques tripartites (dont les Allemands étaient au courant) et la prochaine ouverture des négociations militaires entre Moscou, Paris et Londres, le gouvernement allemand (Hitler) demande à son ambassadeur von Schulenburg de transmettre au gouvernement russe que l’Allemagne est prête : (1) à ‘’sauvegarder tous les intérêts soviétiques et à conclure une entente avec le gouvernement de Moscou‘’, dans le problème polonais, (2) à modifier son attitude à l’égard de la région balte ‘’dans le sens du respect des intérêts vitaux soviétiques dans cette zone‘’.
Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie