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Grande-Bretagne

1920s

  • Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
  • 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
10 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Grande-Bretagne
CS/GB
Fin de la mission du lord Runciman en Tchécoslovaquie. Dans son rapport final, il constate que Tchèques et Allemands des Sudètes ne peuvent plus vivre ‘’au sein d’un même État‘’ et que la séparation s’impose.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
10 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Paris, Georges Bonnet rencontre Sir Eric Phipps, l’ambassadeur anglais. Sur la situation en Tchécoslovaquie, Bonnet constate qu’il n’y a plus d’espoir d’un arrangement entre Tchèques et les Allemands des Sudètes. Il affirme que la France mobilisera, si Berlin attaque la Tchécoslovaquie et demande à Londres si la Grande-Bretagne marchera aux côtés de la France.
France, Grande-Bretagne
12 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Le gouvernement britannique répond à la question posée à Phipps (10.09.38). La Grande-Bretagne n’acceptera jamais que la sécurité de la France soit menacée, mais, pour le moment, le gouvernement ne peut pas ‘’fournir des précisions sur le caractère de son action future,…, dans des circonstances qu’il ne peut prévoir à présent‘’.
France, Grande-Bretagne
13 Sept
 
1938
Allemagne
Grande-Bretagne
DE/GB
Tard dans la soirée, Chamberlain envoie un message. Il lui dit qu’il est prêt à le rencontrer en Allemagne, pour discuter les ‘’propositions allemandes‘’ et pour ‘’les faire aboutir‘’.
Allemagne, Grande-Bretagne
13 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Georges Bonnet demande à Corbin, ambassadeur français à Londres, d’aller voir Halifax et de lui faire connaître la proposition française pour résoudre la crise des Sudètes : Paris envisage l’organisation d’une conférence des puissances européennes (l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’URSS), sur base préalable d’une attitude commune franco-britannique.
France, Grande-Bretagne
14 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Chamberlain répond à la proposition française (13.09.38) d’une action commune franco-britannique (en vue d’une conférence internationale) pour résoudre la crise des Sudètes. Tout en reconnaissant l’urgence d’une telle action, Londres considère qu’il est encore possible de tenter ‘’une action directe à Berlin‘’ (il annonce Bonnet qu’il a proposé à Hitler de se rendre lui-même en Allemagne pour trouver ‘’une solution pacifique‘’). De son côté, Sir Eric Phipps répond à la question de Georges Bonnet (10.09.38). Il répète que la Grande-Bretagne n’acceptera pas que la sécurité de la France soit menacée (sous les insistances de Bonnet, Phipps affirmera que la Grande-Bretagne pourra aider avec 2 divisions non motorisées et 150 avions, pour les 6 premiers mois de guerre).
France, Grande-Bretagne
14 Sept
 
1938
Grande-Bretagne
GB/UE
Derek Rawnsley et Charles Kimber, gradués d’Oxford, lancent un mouvement politique (Pax Union), ayant comme but d’empêcher la guerre. Rejoints plus tard par Patrick Ransome, ils vont lancer en novembre l’organisation ‘’Union fédérale‘’, vue comme une Ligue des Nations européennes fortes.
Grande-Bretagne
15 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
À Berchtesgaden, rencontre de Hitler avec Chamberlain. Le Führer se dit prêt à faire la guerre pour délivrer les Allemands des Sudètes. Toutefois, il accepte de négocier si Londres est d’accord d’organiser un plébiscite dans les Sudètes. Chamberlain dit qu’il ne peut pas s’engager avant d’avoir consulté son gouvernement et la France et que, donc, il dit vouloir retourner en Angleterre.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
16 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
De retour en Angleterre, lord Runciman présente son rapport (03.08.38) sur la situation en Tchécoslovaquie. Pour lui, la solution de la crise est le transfert des régions des Sudètes (où les Allemands représentent plus de 75 % de la population) à l’Allemagne, sans plébiscite.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
18 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
À Londres, Georges Bonnet et Edouard Daladier se rallient au point de vue anglais (15.09.38). On décide d’envoyer à Prague une note en lui proposant : (1) de ne pas mobiliser, (2) de céder à l’Allemagne, directement où suite à un plébiscite, les régions des Sudètes où les Allemands représentent la majorité, (3) d’opter pour un statut de neutralité. En échange de ces concessions, Paris et Londres disent garantir les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
19 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Le projet franco-britannique (18.09.38) est transmis au gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
20 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Vers 17 heures, le gouvernement tchèque remet aux ambassadeurs de la France et de la Grande-Bretagne la réponse de Prague à leur proposition. Ce sera non, car accepter la proposition ‘’serait placer tôt ou tard la Tchécoslovaquie sous la domination complète de l’Allemagne‘’. Basil Newton, l’ambassadeur anglais, avertit Prague que si elle maintient sa position, la Grande-Bretagne se désintéressera du sort de la Tchécoslovaquie (la France s’associe à cette déclaration). Vers 20 heures, Benes charge Krofta de demander aux Français s’ils respecteront leurs engagements ou s’ils s’abstiendront en cas d’agression allemande contre la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
 
1938
Allemagne
Grande-Bretagne
Roumanie
Russie
DE/GB/RO/RU/SDN
À Genève, devant l’assemblée générale, Litvinov donne un avertissement à l’Allemagne. Si elle attaque la Tchécoslovaquie, alors la France et la Russie viendront en aide à Prague. Lors de la même réunion de l’assemblée, Churchill affirme qu’Ivan Maiski, ambassadeur russe à Londres, lui aurait dit que Bucarest permettra le passage des troupes russes, sous la pression et avec les garanties d’une grande coalition placée sous l’égide de la SDN.
Allemagne, Grande-Bretagne, Roumanie, Russie
21 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Sous la pression de Londres et Paris, Benes accepte le plan franco-britannique (il dira en privé : ‘’Nous avons été lâchement trahis‘’). Le gouvernement tchèque de Milan Hodza démissionne.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
22 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
À Bad Godesberg, nouvelle rencontre de Hitler avec Chamberlain (fin : 23.09.38). Londres annonce qu’elle a obtenu l’accord des Tchèques pour la cession des Sudètes, mais le Führer demande ‘’immédiatement‘’ l’occupation des Sudètes par l’armée allemande car, dit-il, la situation a changé : le projet franco-britannique implique des délais trop longs (alors que le nombre de victimes augmente d’heure en heure sur le terrain), la Pologne et la Hongrie ont émis, elles aussi, des revendications, etc. En soirée, Chamberlain informe Londres des nouvelles revendications du Führer.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
23 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
Grande-Bretagne
CS/DE/GB
À Bad Godesberg, nouveau entretien de Hitler avec Chamberlain. Le Führer remet un mémorandum (évacuation des Sudètes par l’armée et la police tchèque, transfert du territoire à l’Allemagne, organisation d’un plébiscite dans les Sudètes pour le 25 novembre au plus tard, etc.). La mobilisation générale en Tchécoslovaquie est annoncée pendant qu’ils discutaient. Hitler rebondit et demande maintenant que le territoire des Sudètes soit remis à l’Allemagne pour le 1er octobre. Chamberlin constate qu’il est inutile de continuer la discussion et repart pour Londres.
Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne
24 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Jan Masaryk remet à Chamberlain la réponse officielle de Prague aux demandes de Hitler. Ces revendications sont ‘’absolument et inconditionnellement inacceptables‘’ pour le gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
25 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Londres, entretien de Chamberlain et Halifax avec Bonnet et Daladier. Ils rejettent le mémorandum allemand (23.09.38) et menacent Hitler d’employer la force (si la France se trouve entraînée dans un conflit avec l’Allemagne, en vertu de ses engagements, alors Londres ‘’se sentirait obligé de lui venir en aide‘’).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
Pologne
CS/FR/GB/PL
En recevant les ambassadeurs de Paris et Londres, Beck affirme que la proposition de Benes de céder le Teschen (25.09.38) n’est pas suffisante mais qu’elle permet quand même ‘’d’éviter une rupture et de continuer les négociations‘’.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Pologne
26 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
Vers 17 heures, Hitler reçoit Sir Horace Wilson qui est venu lui dire que le gouvernement tchèque considère comme inacceptable le mémorandum allemand (remis à Bad Godesberg). Hitler répond en affirmant que, si c’est la réponse de Prague, alors ‘’ce sera la guerre‘’. La menace d’une entrée en guerre de la France et ensuite de la Grande-Bretagne le laissant ‘’indifférent‘’ (‘’Je suis prêt à toute éventualité‘’, dit-il).
Allemagne, France, Grande-Bretagne