Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
20 Mai
1938
DE/GB
Rencontre de von Ribbentrop avec l’ambassadeur anglais Neville Henderson. Berlin assure que la concentration des troupes à la frontière tchèque n’a rien à voir avec la situation en Tchécoslovaquie. L’ambassadeur avertit l’Allemagne que si la France serait obligée de secourir la Tchécoslovaquie, alors l’Allemagne trouvera devant elle la France et la Grande-Bretagne.
Allemagne, Grande-Bretagne
22 Mai
1938
FR/GB
À Londres, entretien du lord Halifax et Chamberlain avec Charles Corbin, l’ambassadeur de la France. Halifax affirme que la Grande-Bretagne n’interviendra que si la France elle-même est victime d’une agression non-provoquée (donc pas dans le cas où la France interviendrait pour aider la Tchécoslovaquie victime d’une agression allemande). De son côté, Chamberlain affirme que Paris et Londres, même avec l’aide de Moscou, ne pourront empêcher l’Allemagne d’envahir la Tchécoslovaquie et qu’une telle action franco-britannique-russe aura comme conséquence la guerre.
France, Grande-Bretagne
27 Mai
1938
FR/GB
À Paris, rencontre de Georges Bonnet avec Sir Eric Phipps, l’ambassadeur de Londres. Londres croit que, dans la crise des Sudètes, le seul moyen de faire face aux projets de Hitler, est que ‘’Prague réalise rapidement, coûte que coûte, un arrangement avec les Sudètes‘’. Les Anglais demandent à Paris de faire comprendre à Benes que la Grande-Bretagne joue un rôle d’arbitrage dans cette affaire, en vue d’une solution diplomatique (donc pas d’engagement pour aider Prague, en cas d’agression allemande).
France, Grande-Bretagne
01 Juin
1938
CS/GB
Rencontre de Benes avec Basil Newton. Londres (lord Halifax) précise que la Grande-Bretagne considère que les revendications de Henlein constituent une base convenable de négociations.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
15 Juin
1938
CS/FR/GB
Suite aux pressions franco-britanniques, le gouvernement de Prague annonce que le programme de Karlsbad et le ‘’Statut des nationalités‘’ sont reconnus comme base de négociations du gouvernement tchèque avec les Allemands des Sudètes.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
22 Juin
1938
CS/FR/GB
Le président Benes répond aux gouvernements français et britannique en précisant les concessions que Prague est prête à faire (dans les négociations avec Henlein) : (1) une représentation proportionnelle des fonctionnaires et employés publics, (2) l’utilisation des langues des minorités nationales, (3) la nomination des ressortissants des minorités dans les institutions économiques, culturelles et sociales centrales, (4) des dépenses budgétaires proportionnelles en faveur des minorités, etc.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
05 Juil
1938
FR/GB/IT
À Londres, réunion du Comité de non-intervention en Espagne. La retraite des volontaires étrangers d’Espagne est demandée.
France, Grande-Bretagne, Italie
06 Juil
1938
CS/FR/GB/US/HU/PL/RO
À Evian, conférence internationale sur les réfugiés juifs (fin : 16.07.38) avec la participation de 33 pays (toutefois, la Russie et l’Italie refusent d’y participer ; la Hongrie, la Pologne et la Roumanie n’envoient que des observateurs ; l’Allemagne et le Portugal ne sont pas invités, etc.). C’est un échec, les pays participants refusant d’accueillir les 650 000 Juifs que l’Allemagne voulait expulser.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne, Roumanie, États-Unis
06 Juil
1938
GB
À Haïfa (Palestine), attentat de l’Irgoun contre le marché arabe de la ville. 21 morts et 62 blessés.
Grande-Bretagne
15 Juil
1938
GB
À Jérusalem (Palestine), attentat de l’Irgoun contre des Arabes.
Grande-Bretagne
18 Juil
1938
DE/GB
Lord Halifax reçoit Fritz Wiedemann, l’envoyé de Hitler. Berlin dit vouloir améliorer les relations avec la Grande-Bretagne, le seul obstacle étant la question des Sudètes (Hitler précise qu’il propose une entente germano-britannique sur ce sujet). Échec de la mission de Wiedemann, Londres maintenant sa décision d’aider la France.
Allemagne, Grande-Bretagne
20 Juil
1938
CS/GB
Par l’intermédiaire de son ambassadeur (Newton), Londres demande à Benes que le projet de ‘’Statut des nationalités‘’ ne soit pas présenté au Parlement avant d’avoir eu l’accord des Allemands des Sudètes. Londres propose d’envoyer lord Walter Runciman comme médiateur entre Prague et les Allemands des Sudètes en avertissant que, si Prague refuse, le gouvernement britannique rendra publiques ses propositions et la réponse tchèque. Benes accepte finalement la proposition britannique.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
20 Juil
1938
FR/GB
À Paris, rencontre Daladier, Bonnet – lord Halifax. Londres annonce aux Français qu’elle va envoyer lord Walter Runciman à Prague et qu’elle maintient sa position dans la crise des Sudètes (28.04.38).
France, Grande-Bretagne
25 Juil
1938
GB
À Haïfa (Palestine), attentat de l’Irgoun. 39 Arabes tués, 70 blessés.
Grande-Bretagne
26 Juil
1938
GB
À Jaffa (Palestine), attentat de l’Irgoun.
Grande-Bretagne
03 Août
1938
CS/GB
Arrivée à Prague du lord Runciman, à titre de médiateur entre le gouvernement tchèque et les Allemands des Sudètes (fin de sa mission : 10.09.38).
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
26 Août
1938
GB
À Jaffa (Palestine), attentat de l’Irgoun contre le marché arabe de la ville. 24 tués, 39 blessés.
Grande-Bretagne
30 Août
1938
CS/GB
Note de Londres aux Tchèques. Ils seront condamnés s’ils n’acceptent pas le programme de Karlsbad.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
04 Sept
1938
CS/GB
Dans son entretien avec Benes, l’ambassadeur Newton transmet que Londres est mécontent que Prague n’a pas donné satisfaction aux demandes des Allemands des Sudètes. Dans ce cas, ajoute-il, la Grande-Bretagne choisira ‘’le programme de Karlsbad plutôt que la guerre‘’.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
07 Sept
1938
FR/GB
À Londres, rencontre du lord Halifax avec Corbin, ambassadeur de la France. Selon une ‘’illusion qui semblait prévaloir à Berlin‘’, dit Corbin, la Grande-Bretagne n’agira pas au cas où l’Allemagne ‘’recourrait à la force‘’ contre la Tchécoslovaquie. Paris demande donc à Londres de préciser sa position. Dans sa réponse, Halifax affirme que la Grande-Bretagne aidera la France si celle-ci se trouve en difficulté, mais qu’il ne faut pas croire que l’Angleterre se trouvera ‘’automatiquement‘’ en guerre avec le Reich, car Londres ne partage pas en totalité les obligations de Paris envers Prague.
France, Grande-Bretagne