Grande-Bretagne
1920s
- Jusque 12 avril 1927 : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- 12 avril 1927 – présent : Royaume uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord.
06 Jan
1938
GB
À Atil (près de Tulkarem), en Palestine, les forces britanniques investissent les mosquées et déchirent les Corans.
Grande-Bretagne
11 Jan
1938
GB/US
À Washington, rencontre de Sumner Welles, sous-secrétaire d’État, avec Ronald Lindsay, l’ambassadeur anglais aux États-Unis. Roosevelt propose la réunion, à Washington, des chefs des quatre grandes puissances européennes (Allemagne, Italie, France et Grande-Bretagne) pour discuter de la situation en Europe. Il dit attendre la réponse de Londres pour le 17 janvier : si la réponse est positive, il lancera les invitations aux autres puissances ; si la réponse est négative, il avertira que les relations anglo-américaines se détérioreront. Dans sa réponse, Londres se dit d’accord avec la proposition américaine, mais refuse d’endosser la responsabilité en cas d’échec.
Grande-Bretagne, États-Unis
16 Fév
1938
GB/IT
S’adressant à Dino Grandi, l’ambassadeur italien à Londres, Ciano lui demande de conclure rapidement un accord ‘’complet et définitif‘’ entre les deux pays (convaincu que l’offensive allemande contre l’Autriche ne s’arrêtera pas, Ciano voulait un accord avec Londres avant l’Anschluss).
Grande-Bretagne, Italie
20 Fév
1938
GB
Démission d’Anthony Eden, secrétaire au Foreign Office, pour protester contre la politique d’apaisement du PM Neville Chamberlain à l’égard de l’Allemagne.
Grande-Bretagne
25 Fév
1938
GB
Lord Halifax est nommé ministre du Foreign Office.
Grande-Bretagne
27 Fév
1938
GB/SDN
Aux Communes, Neville Chamberlain déclare que les petits pays ne doivent plus compter sur la Ligue.
Grande-Bretagne
03 Mar
1938
DE/GB
Rencontre de Hitler avec Neville Henderson, l’ambassadeur anglais en Allemagne. Londres demande que la teneur de leur ne soit pas communiquée aux Français, Belges, Italiens et autres. Pour cause, la Grande-Bretagne offre à l’Allemagne le Congo belge et l’Angola portugais (le Führer considère d’ailleurs que la question des colonies peut attendre encore quelques années et que le plus simple serait de restituer à l’Allemagne ses anciennes colonies). En discutant sur la situation dans l’Europe centrale, Hitler n’admet pas qu’une tierce puissance intervienne dans les affaires concernant les populations allemandes opprimées.
Allemagne, Grande-Bretagne
11 Mar
1938
AT/DE/GB
Aux Communes, Neville Chamberlain considère qu’à Innsbruck la rencontre de Hitler avec Schuschnigg était ‘’une simple rencontre entre deux hommes d’État désireux de se mettre d’accord sur certaines mesures propres à améliorer les relations entre leurs deux pays‘’ (pourtant, le PM britannique était au courant de l’ultimatum de Hitler à l’Autriche).
Autriche, Allemagne, Grande-Bretagne
14 Mar
1938
FR/GB
Aux Communes, Neville Chamberlain assure la France du soutien de Londres en cas d’agression allemande (il répète cette promesse le 24.03.38). Par contre, il refuse de soutenir la Tchécoslovaquie (car cela risque d’engager une guerre en Europe).
France, Grande-Bretagne
17 Mar
1938
GB/RU
Moscou propose une conférence internationale pour trouver ‘’des mesures pratiques contre le développement de l’agression et le danger d’un nouveau carnage mondial‘’. Londres refuse cette proposition.
Grande-Bretagne, Russie
22 Mar
1938
FR/GB
Répondant aux pressions françaises (15.03.38), lord Halifax dit que les seules obligations de la Grande-Bretagne sont celle issues du traité de Locarno et de la SDN. Londres continue de refuser à prendre des engagements vis-à-vis de la Tchécoslovaquie. D’ailleurs, il ne croit guère dans les chances d’une action militaire russo-françaises contre l’agresseur de la Tchécoslovaquie.
France, Grande-Bretagne
24 Mar
1938
CS/GB/RU
Le gouvernement britannique refuse la proposition russe d’une conférence internationale, estimant qu’une telle action ne fera qu’aggraver la création de ‘’groupes exclusifs de nations‘’ défavorables à la paix. Quant à la position de la Grande-Bretagne si la France est entraînée dans une guerre, Chamberlain affirme que, si Londres n’a pas d’obligation à l’égard de la Tchécoslovaquie, elle en a concernant la France et que, donc, il est peu probable que l’Angleterre reste ‘’en dehors d’un conflit‘’ où la France ‘’serait entraînée‘’.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne, Russie
09 Avr
1938
GB/IT/SDN
Londres demande à la Ligue que celle-ci accepte que chaque membre soit libre de reconnaître la souveraineté de l’Italie en Éthiopie (autrement dit, la Grande-Bretagne demande l’abolition des sanctions contre l’Italie).
Grande-Bretagne, Italie
14 Avr
1938
GB/IT
Signature d’un accord. Londres s’engage à obtenir de la SDN la reconnaissance de l’annexion de l’Éthiopie par l’Italie. En échange, Rome garantit les intérêts anglais en Arabie Saoudite et au Yémen.
Grande-Bretagne, Italie
16 Avr
1938
GB/IT
À Rome, signature d’un accord (Ciano – lord Perth) (connu comme accord de Pâques). Renonciation mutuelle à toute propagande hostile, échange de renseignements militaires, reconnaissance (par Londres) de l’occupation de l’Éthiopie par l’Italie, etc. L’entrée en vigueur des accords est conditionné par le reconnaissance par Londres de l’Empire d’Éthiopie et par le retrait des troupes italiennes de l’Espagne.
Grande-Bretagne, Italie
25 Avr
1938
GB/IE
À Londres, signature d’un traité mettant fin à la guerre des tarifs douaniers. l’Irlande se reconnaît redevable de 10 millions de £, en échange de quoi Londres ne recevra plus d’annuités foncières. En même temps, Dublin récupère les bases navales de Kobe, Berehaven (comté de Cork, Irlande) et Lough Swilly (comté de Donogal, Irlande) (06.12.21).
Grande-Bretagne, Irlande
28 Avr
1938
FR/GB
À Londres, conférence franco-britannique (Daladier et Bonnet – Chamberlain et Halifax). Les deux délégations font une analyse de la situation en Europe : (1) sur l’Espagne : Londres reste partisane de la non-intervention et demande à la France d’arrêter la livraison d’armes à l’Espagne républicaine, tandis que Paris souligne le danger de la présence des troupes italiennes et allemandes en Espagne (finalement, les deux pays tombent d’accord pour exiger l’évacuation de troupes étrangères de l’Espagne), (2) sur l’Italie : Londres accepte de mettre en suspens son accord avec Rome en attendant l’aboutissement des négociations franco-italienne, (3) sur la Tchécoslovaquie : devant la fermeté de la France de respecter ses engagements à l’égard de Prague, Londres accepte de lutter aux côtés de Paris et Prague en cas d’agression allemande (tout en demandant à la France de ne rien entreprendre sans une consultation , les deux pays conseillent la Tchécoslovaquie d’examiner , avec la ‘’plus grande attention‘’ les revendications des Allemands des Sudètes), et informe Berlin contre ‘’les dangers qu’un coup de force‘’ contre la Tchécoslovaquie provoquera, (4) sur les relations bilatérales : Paris et Londres décident la mise en commun de l’achat de matières premières pour constituer des stocks de guerre, et étude commune (par leurs États-majors) des moyens pour se défendre contre toute agression, etc.
France, Grande-Bretagne
03 Mai
1938
CS/GB
À Londres, lord Halifax reçoit l’ambassadeur de la Tchécoslovaquie. Il conseille au gouvernement de Prague de faire de concessions aux Allemands des Sudètes :
(1) leur accorder une autonomie territoriale, (2) transformer le pays en un État fédéral, comme la Suisse, etc.
(1) leur accorder une autonomie territoriale, (2) transformer le pays en un État fédéral, comme la Suisse, etc.
Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne
07 Mai
1938
CS/FR/GB
À Prague, Kamil Krofta, le ministre des Affaires étrangères, reçoit Basil Newton, l’ambassadeur de la Grande-Bretagne. Au nom de Paris et Londres (28.04.38), l’ambassadeur conseille au gouvernement de Prague de négocier avec les Allemands des Sudètes, d’envisager la transformation de l’État en un État fédéral, etc. Car, ajoute-il, tout incident dans les Sudètes peut déclencher une guerre et la Tchécoslovaquie ne pourra compter sur l’aide russe (hypothétique) ou anglaise (qui n’a pas de forces suffisantes).
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
13 Mai
1938
CS/FR/GB
Le gouvernement tchèque répond à la note de Basil Newton (07.05.38). Il tiendra compte de la proposition franco-britannique lors de la rédaction définitive du ‘’Statut des nationalités‘’, statut qui s’appliquera à toutes les minorités de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne