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France

1940s

  • Jusque 18 juin 1940 : République française.
  • 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
  • 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
  • 20 août 1944 : République française.
12 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations diplomatiques entre les trois. La Grande-Bretagne refuse d’inclure dans le pacte des États qui n’ont pas été consultés (comme voulait Moscou). La France tente de rapprocher les points de vue de Londres et Moscou. Ainsi, elle propose à Londres (1) d’accepter la proposition russe d’abandonner le recours à la SDN et celle de ne pas conclure de paix séparée, (2) d’inclure une garantie pour trois États occidentaux (sans les nommer), pour équilibrer la garantie aux pays baltes. Finalement, Londres accepte les propositions françaises.
France, Grande-Bretagne, Russie
14 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, début des négociations. La Russie propose : (1) que les garanties données aux pays baltes et à la Finlande entrent en jeu en cas menace de la part de l’Allemagne ou dans le cas d’un ‘’coup d’État intérieur‘’ ou dans le cas d’un changement politique favorable à l’agresseur, (2) que l’accord politique ne soit pas signé qu’après la signature d’une convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
17 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, dans les négociations, Paris et Londres acceptent d’étendre la garantie mutuelle aux pays baltes, tout en excluant les possibilités de coup d’État ou de modification politique en faveur de l’agresseur. Paris proposera une interprétation identique aux cas d’agression contre un des contractants, ou agression contre un État européen qui constitue une menace pour la sécurité d’un des contractants.
France, Grande-Bretagne, Russie
20 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Moscou rejette la proposition de Paris (17.06.39).
France, Grande-Bretagne, Russie
22 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans les négociations tripartites, la Russie (Molotov) insiste que les États auxquels on donnera la garantie soient désignés nominalement. Si la Grande-Bretagne refuse, on se contentera d’un pacte entre Londres, Paris et Moscou. Comme prévu, Londres refuse de nommer les États auxquels la garantie est garantie. En plus, le gouvernement anglais demande que, pour donner la garantie (1) l’État en cause fasse la demande et (2) l’État en cause se défende lui-même contre l’agresseur. Encore une fois, le gouvernement français joue les médiateurs entre Londres et Moscou. Paris propose qu’on désigne les États auxquels on donnera une garantie (Belgique, Danemark, Luxembourg, Pays-Bas, pays baltes, Suisse), mais dans une annexe secrète qui ne sera publiée qu’au dernier moment.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Juin
 
1939
France
Turquie
FR/TR
Signature d’un traité d’assistance mutuelle (Massigli – Saradjoglou). La France cède le sandjak d’Alexandrette à la Turquie (ce que la Syrie ne reconnaîtra jamais).
France, Turquie
23 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Le gouvernement anglais propose un autre texte sur la garantie. Cela sera accordé soit : (1) en cas d’agression contre un des États contractants par une puissance, ou (2) en cas d’agression par une puissance d’un État européen, qu’une des parties contractantes s’estime obligée d’aider à défendre son indépendance ou sa neutralité.
France, Grande-Bretagne, Russie
23 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Turquie
FR/GB/TR
La France adhère à l’accord turco-britannique d’assistance (12.05.39).
France, Grande-Bretagne, Turquie
26 Juin
 
1939
Allemagne
France
Pologne
DE/FR/PL
M. de la Tournelle, le représentant de la France à Dantzig, informe son gouvernement de la formation d’un corps franc allemand, capable de mettre la main sur la ville, ‘’sans qu’il soit besoin d’un putsch du parti ou de l’envoi de troupes allemandes‘’.
Allemagne, France, Pologne
27 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations, Londres accepte de donner son aide aux pays baltes s’ils sont l’objet d’une agression, mais, continue Londres, on ne peut pas ‘’aider‘’ un État à se défendre que s’il se défend lui-même. En réponse, Molotov estime que la Russie ne peut pas donner sa garantie aux États ‘’dont elle ne connaît même pas le nom‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Sous la pression de la France, le gouvernement anglais accepte que tous les États auxquels on donnera la garantie soient mentionnés dans une annexe secrète.
France, Grande-Bretagne, Russie
29 Juin
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans la presse, Molotov critique Londres et Paris qui ne désirent pas un traité accordant des droits égaux à la Russie, mais seulement ‘’à avoir des conversations à ce sujet‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
01 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
À Moscou, suite des négociations tripartites. Moscou constate que le problème de la Lettonie, de l’Estonie et de la Finlande a été résolu, mais la Russie continue à refuser de garantir les Pays-Bas et la Suisse (pays qui n’ont pas reconnu l’URSS). C’est alors que Molotov soulève deux nouveaux problèmes : (1) la définition de ‘’l’agression indirecte‘’ et (2) la convention politique entre les trois doit être soumise à une convention militaire. Pour Moscou, l’État garant a le droit d’intervenir dans tout pays où survient un coup d’État ou un changement d’orientation favorable à l’agresseur. Définition rejetée par Paris et Londres (il suffit, disent les Occidentaux, d’un remaniement ministériel pour autoriser la Russie à intervenir par les armes).
France, Grande-Bretagne, Russie
01 Juil
 
1939
Allemagne
France
DE/FR
En recevant von Welczek, l’ambassadeur de l’Allemagne, Bonnet avertit le gouvernement du Reich que, s’il essaye de modifier le statut de Dantzig, ‘’qu’elle qu’en soit la forme‘’, la Pologne résistera et la France, en vertu de son accord avec Varsovie sera obligée d’accorder son aide à la Pologne.
Allemagne, France
03 Juil
 
1939
France
FR
En Syrie, le haut-commissaire réorganise le pays en 4 gouvernements : central, des Alaouites, du djebel druze et de la Djezineh.
France
04 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
De Londres, l’ambassadeur français informe son gouvernement que sir John Philip Sargent considère : (1) qu’il est impossible d’arriver à un accord tripartite, Moscou déclinant tout engagement à l’égard des pays voisins de la France et de la Grande-Bretagne, (2) que la définition russe de l’agression indirecte peut donner lieu à des interprétations ‘’dangereuses‘’, et elle peut donner lieu à des protestations des États apparaissant sur la liste. Sargent reconnaît que la situation actuelle des négociations est due à la garantie franco-britannique donnée à la Pologne et la Roumanie, sans y associer l’URSS (Moscou ayant raison de croire que cette garantie n’a pas été donnée dans son intérêt).
France, Grande-Bretagne, Russie
05 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
Dans le cadre des négociations tripartites, la France donne sa définition de l’agression indirecte : ‘’… Celle qui aurait pour effet de déterminer un coup d’État intérieur, entraînant manifestement l’aliénation ou l’altération de la souveraineté au profit de l’agresseur‘’.
France, Grande-Bretagne, Russie
06 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
La Grande-Bretagne donne à son tour une définition de l’agression indirecte : ‘’… l’action, acceptée par l’État, sous la menace de la force par une autre puissance et entraînant l’abandon de son indépendance ou de sa neutralité‘’. La France acceptera la définition anglaise.
France, Grande-Bretagne, Russie
08 Juil
 
1939
France
Grande-Bretagne
Russie
FR/GB/RU
De son côté, Moscou présente aux ambassadeurs français (Naggiar) et anglais (William Seeds) une nouvelle définition de l’agression indirecte : ‘’… Action acceptée par un des États, indiqués ci-dessous, sous la menace de la force par une autre puissance… et qui entraînerait l’utilisation du territoire et des forces dudit État, en vue d’une agression contre lui ou des parties contractantes, et qui entraînerait la perte par cet État de son indépendance ou de violation de son de sa neutralité‘’. De toute façon, Molotov demande que l’accord politique entre les trois ne les lie qu’à partir du jour de la signature de la convention militaire.
France, Grande-Bretagne, Russie
08 Juil
 
1939
France
FR
En Syrie, le haut-commissaire suspend la Constitution. Paris rétablit l’administration directe en Syrie et au Liban.
France