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France

1940s

  • Jusque 18 juin 1940 : République française.
  • 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
  • 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
  • 20 août 1944 : République française.
13 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Georges Bonnet demande à Corbin, ambassadeur français à Londres, d’aller voir Halifax et de lui faire connaître la proposition française pour résoudre la crise des Sudètes : Paris envisage l’organisation d’une conférence des puissances européennes (l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’URSS), sur base préalable d’une attitude commune franco-britannique.
France, Grande-Bretagne
14 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
Chamberlain répond à la proposition française (13.09.38) d’une action commune franco-britannique (en vue d’une conférence internationale) pour résoudre la crise des Sudètes. Tout en reconnaissant l’urgence d’une telle action, Londres considère qu’il est encore possible de tenter ‘’une action directe à Berlin‘’ (il annonce Bonnet qu’il a proposé à Hitler de se rendre lui-même en Allemagne pour trouver ‘’une solution pacifique‘’). De son côté, Sir Eric Phipps répond à la question de Georges Bonnet (10.09.38). Il répète que la Grande-Bretagne n’acceptera pas que la sécurité de la France soit menacée (sous les insistances de Bonnet, Phipps affirmera que la Grande-Bretagne pourra aider avec 2 divisions non motorisées et 150 avions, pour les 6 premiers mois de guerre).
France, Grande-Bretagne
15 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
CS/FR
À Prague, Benes transmet à Lacroix, l’ambassadeur français, que le gouvernement tchèque est disposé, pour éviter un plébiscite, à céder à l’Allemagne près de 8000 km2 avec plus de 900 000 Allemands.
Tchécoslovaquie, France
18 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
À Londres, Georges Bonnet et Edouard Daladier se rallient au point de vue anglais (15.09.38). On décide d’envoyer à Prague une note en lui proposant : (1) de ne pas mobiliser, (2) de céder à l’Allemagne, directement où suite à un plébiscite, les régions des Sudètes où les Allemands représentent la majorité, (3) d’opter pour un statut de neutralité. En échange de ces concessions, Paris et Londres disent garantir les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
18 Sept
 
1938
France
Pologne
FR/PL
Avant de partir pour Londres, Bonnet reçoit Lukasiewicz, l’ambassadeur de la Pologne. Varsovie précise que la Pologne est décidée à reprendre à la Tchécoslovaquie le district de Teschen (perdu en 1920).
France, Pologne
19 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Le projet franco-britannique (18.09.38) est transmis au gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
20 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Vers 17 heures, le gouvernement tchèque remet aux ambassadeurs de la France et de la Grande-Bretagne la réponse de Prague à leur proposition. Ce sera non, car accepter la proposition ‘’serait placer tôt ou tard la Tchécoslovaquie sous la domination complète de l’Allemagne‘’. Basil Newton, l’ambassadeur anglais, avertit Prague que si elle maintient sa position, la Grande-Bretagne se désintéressera du sort de la Tchécoslovaquie (la France s’associe à cette déclaration). Vers 20 heures, Benes charge Krofta de demander aux Français s’ils respecteront leurs engagements ou s’ils s’abstiendront en cas d’agression allemande contre la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
21 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Sous la pression de Londres et Paris, Benes accepte le plan franco-britannique (il dira en privé : ‘’Nous avons été lâchement trahis‘’). Le gouvernement tchèque de Milan Hodza démissionne.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
23 Sept
 
1938
France
Pologne
FR/PL
À Varsovie, entretien de Beck avec Noël, ambassadeur français. Paris attire l’attention au gouvernement polonais sur sa responsabilité, au cas où la Pologne s’associera à une action allemande contre la Tchécoslovaquie.
France, Pologne
24 Sept
 
1938
France
FR
Rappel des réservistes.
France
24 Sept
 
1938
Suisse
Allemagne
France
Italie
CH/DE/FR/IT
Note du gouvernement suisse à Paris, Berlin et Rome qui leur demande de s’engager à maintenir, ‘’même en temps de guerre, les fournitures à la Suisse de denrées alimentaires essentielles‘’.
Suisse, Allemagne, France, Italie
24 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
CS/FR/GB
Jan Masaryk remet à Chamberlain la réponse officielle de Prague aux demandes de Hitler. Ces revendications sont ‘’absolument et inconditionnellement inacceptables‘’ pour le gouvernement tchèque.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne
25 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
À Londres, entretien de Chamberlain et Halifax avec Bonnet et Daladier. Ils rejettent le mémorandum allemand (23.09.38) et menacent Hitler d’employer la force (si la France se trouve entraînée dans un conflit avec l’Allemagne, en vertu de ses engagements, alors Londres ‘’se sentirait obligé de lui venir en aide‘’).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
25 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Pologne
CS/FR/PL
Lors d’un entretien avec l’ambassadeur Lacroix, en abordant le sujet des relations entre la Tchéquie et la Pologne, Benes laisse l’impression d’accepter la cession du district de Teschen si cela pourrait améliorer les relations entre les deux pays.
Tchécoslovaquie, France, Pologne
26 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
France
Grande-Bretagne
Pologne
CS/FR/GB/PL
En recevant les ambassadeurs de Paris et Londres, Beck affirme que la proposition de Benes de céder le Teschen (25.09.38) n’est pas suffisante mais qu’elle permet quand même ‘’d’éviter une rupture et de continuer les négociations‘’.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Pologne
26 Sept
 
1938
Allemagne
France
Grande-Bretagne
DE/FR/GB
Vers 17 heures, Hitler reçoit Sir Horace Wilson qui est venu lui dire que le gouvernement tchèque considère comme inacceptable le mémorandum allemand (remis à Bad Godesberg). Hitler répond en affirmant que, si c’est la réponse de Prague, alors ‘’ce sera la guerre‘’. La menace d’une entrée en guerre de la France et ensuite de la Grande-Bretagne le laissant ‘’indifférent‘’ (‘’Je suis prêt à toute éventualité‘’, dit-il).
Allemagne, France, Grande-Bretagne
26 Sept
 
1938
France
FR
Mobilisation partielle.
France
26 Sept
 
1938
France
Grande-Bretagne
FR/GB
À Paris, Sir Eric Phipps voit plusieurs fois Bonnet. Dans une note envoyée à son gouvernement, Phipps estime que si l’Allemagne attaque la Tchécoslovaquie elle l’écrasera vite, avant même que la France ne réagisse, et que le monde sera mis devant le fait accompli. Dans cette situation, Londres demande au gouvernement français que ‘’toute action française‘’ soit ‘’concertée‘’ avec la Grande-Bretagne (surtout en sachant qu’une action française serait susceptible de déclencher une guerre mondiale ‘’sans avoir aucun effet pour sauver la Tchécoslovaquie‘’).
France, Grande-Bretagne
27 Sept
 
1938
Allemagne
France
DE/FR
De Paris, l’attaché militaire allemand avertit l’OKW et le ministère des Affaires étrangères que la mobilisation ‘’partielle’’ française ressemble à une mobilisation totale. La France semble déployer 65 divisions sur leur frontière avec l’Allemagne (devant les 12 divisions allemandes).
Allemagne, France
28 Sept
 
1938
Allemagne
France
Italie
DE/FR/IT
Vers 11 heures, Mussolini demande à Bernardo Attolico, l’ambassadeur italien en Allemagne, d’aller voir Hitler et lui transmettre que la Grande-Bretagne a demandé à l’Italie d’intervenir ‘’en médiateur dans la question des Sudètes‘’. Mussolini propose une conférence à Quatre (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) sur cette crise. Vers 11 h 15, Hitler reçoit François-Poncet, ambassadeur de la France. Paris annonce à l’Allemagne que Prague a accepté la cession immédiate de certaines régions des Sudètes et avertit le Führer que, si l’Allemagne passe outre et attaque la Tchécoslovaquie, alors la France donnera son aide à Prague et ce sera la guerre générale. Vers 11 h 40, pendant son entretien avec François-Poncet, Hitler sort et voit Attolico qui lui transmet le message de Mussolini. Il Duce lui demande d’ajourner de 24 heures la mobilisation générale de l’armée allemande. Revenu voir l’ambassadeur français, le Führer lui dit que, devant les efforts de la France pour une conciliation, il ne peut pas répondre par un refus catégorique : ‘’J’ai besoin de réfléchir encore‘’, dit-il. Vers midi, après l’entretien avec François-Poncet, Hitler accepte la proposition de Mussolini. À 14 heures, entretien téléphonique de Hitler avec Mussolini. Le Führer confirme qu’il accepte la proposition de Il Duce. Il fait envoyer aux gouvernements de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Italie des invitations pour envoyer des représentants afin de rencontrer le lendemain, le 29 septembre, à Munich. Vers 14 h 30, Hitler annonce qu’il accepte une conférence internationale pour la crise des Sudètes, pour le 29 septembre à Munich.
Allemagne, France, Italie