France
1940s
- Jusque 18 juin 1940 : République française.
- 18 juin 1940 – 1 août 1940 : la France libre.
- 10 juillet 1940 – 20 août 1944 : l’État français (Vichy).
- 20 août 1944 : République française.
06 Juil
1938
CS/FR/GB/US/HU/PL/RO
À Evian, conférence internationale sur les réfugiés juifs (fin : 16.07.38) avec la participation de 33 pays (toutefois, la Russie et l’Italie refusent d’y participer ; la Hongrie, la Pologne et la Roumanie n’envoient que des observateurs ; l’Allemagne et le Portugal ne sont pas invités, etc.). C’est un échec, les pays participants refusant d’accueillir les 650 000 Juifs que l’Allemagne voulait expulser.
Tchécoslovaquie, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne, Roumanie, États-Unis
11 Juil
1938
FR
Loi sur l’organisation de la nation en temps de guerre.
France
16 Juil
1938
CS/FR/PL
À Varsovie, rencontre de Beck avec Léon Noël. La Pologne affirme qu’elle n’attaquera pas la Tchécoslovaquie, mais Beck refuse de mettre cela par écrit.
Tchécoslovaquie, France, Pologne
20 Juil
1938
FR/GB
À Paris, rencontre Daladier, Bonnet – lord Halifax. Londres annonce aux Français qu’elle va envoyer lord Walter Runciman à Prague et qu’elle maintient sa position dans la crise des Sudètes (28.04.38).
France, Grande-Bretagne
21 Juil
1938
CS/FR
Lors de son entretien avec Benes, l’ambassadeur Lacroix présente le point de vue de Paris sur la question des Sudètes : (1) la Roumanie et la Pologne refusent le passage des troupes russes sur leurs territoires, (2) ni la Roumanie, ni la Yougoslavie ne bougeront si l’Allemagne attaque la Tchécoslovaquie, (3) quant à la Grande-Bretagne, Londres entend toujours ne jouer qu’un rôle d’arbitre et de médiateur.
Tchécoslovaquie, France
01 Août
1938
FR
Loi relative à la création d’un Fonds de stabilisation des changes.
France
08 Août
1938
DE/FR
À Paris, Georges Bonnet fait connaître à l’ambassadeur de l’Allemagne que la France ‘’interviendra aussitôt‘’ si l’Allemagne attaque la Tchécoslovaquie.
Allemagne, France
25 Août
1938
DE/FR
Réunion de l’État-major allemand. Dans la perspective d’une attaque contre la Tchécoslovaquie, on prévoit que la France déclarera la guerre à l’Allemagne (si elle obtient l’aide de la Grande-Bretagne) et que, donc, on peut s’attendre à une ‘’guerre européenne‘’, ‘’dès le deuxième jour‘’. Cependant, on estime que ‘’le commencement réel des hostilités‘’ ne se fera qu’entre ‘’le quatrième et le dix-huitième jour‘’ (c’est-à-dire le temps nécessaire aux Français pour mettre en place leurs forces).
Allemagne, France
30 Août
1938
FR
Décret sur les heures supplémentaires obligatoires dans les usines travaillant pour la Défense nationale.
France
31 Août
1938
FR/RU
Note de Georges Bonnet adressée à Litvinov (via Jean Payart, le chargé d’affaires français à Moscou). Les préparatifs militaires allemands laissent penser à un attaque contre la Tchécoslovaquie, ‘’dans le courant de septembre‘’. Ainsi, le gouvernement français désire connaître de quelle façon l’URSS pourrait apporter son aide à Prague. Devant le refus de la Pologne et de la Roumanie, dit Litvinov, il ne reste qu’une seule solution : faire appel à la SDN (concernant la Roumanie, il ajoute que la promesse de Bucarest de laisser survoler son territoire par les avions russes est considérée comme insuffisante).
France, Russie
02 Sept
1938
FR
À la place du sandjak d’Alexandrette, proclamation de la République autonome de Hatay.
France
07 Sept
1938
FR/GB
À Londres, rencontre du lord Halifax avec Corbin, ambassadeur de la France. Selon une ‘’illusion qui semblait prévaloir à Berlin‘’, dit Corbin, la Grande-Bretagne n’agira pas au cas où l’Allemagne ‘’recourrait à la force‘’ contre la Tchécoslovaquie. Paris demande donc à Londres de préciser sa position. Dans sa réponse, Halifax affirme que la Grande-Bretagne aidera la France si celle-ci se trouve en difficulté, mais qu’il ne faut pas croire que l’Angleterre se trouvera ‘’automatiquement‘’ en guerre avec le Reich, car Londres ne partage pas en totalité les obligations de Paris envers Prague.
France, Grande-Bretagne
07 Sept
1938
FR
Appel des réservistes.
France
07 Sept
1938
FR/PL
À Varsovie, Léon Noël, l’ambassadeur français, demande à Jozef Beck, le ministre des Affaires étrangères, que la Pologne collabore pour le maintien de la paix. Beck répond vaguement, sans prendre aucun engagement.
France, Pologne
09 Sept
1938
FR
En Tunisie, émeutes des nationalistes réprimées par la police.
France
10 Sept
1938
FR/GB
À Paris, Georges Bonnet rencontre Sir Eric Phipps, l’ambassadeur anglais. Sur la situation en Tchécoslovaquie, Bonnet constate qu’il n’y a plus d’espoir d’un arrangement entre Tchèques et les Allemands des Sudètes. Il affirme que la France mobilisera, si Berlin attaque la Tchécoslovaquie et demande à Londres si la Grande-Bretagne marchera aux côtés de la France.
France, Grande-Bretagne
11 Sept
1938
FR/RO
À Genève, rencontre de Georges Bonnet avec Petrescu-Comnène. La Roumanie continue à s’opposer au passage des troupes russes sur son territoire et une recommandation de la SDN ‘’ne saurait changer notre décision‘’ dit Comnène (d’ailleurs, il montre sur une carte qu’il n’y a pas de voie ferrée sur le territoire roumain entre l’URSS et la Tchécoslovaquie, et que Bucarest estime donc qu’en réalité Moscou veut reprendre la Bessarabie).
France, Roumanie
11 Sept
1938
FR/RU
À Genève, rencontre de Georges Bonnet avec Litvinov. Concernant la situation en Tchécoslovaquie, Litvinov affirme que la Russie veut faire appel à la SDN pour que celle-ci demande à la Roumanie de laisser passer les troupes russes sur son territoire. Bonnet répond qu’une telle procédure est longue et qu’il n’est même pas sûr que la SDN la demandera à la Roumanie.
France, Russie
12 Sept
1938
CS/FR
À Paris, l’ambassadeur tchèque transmet à Georges Bonnet que l’organisation d’un plébiscite, pour résoudre la crise des Sudètes, n’a ‘’aucune base légale‘’ et que tout gouvernement tchèque qui tentera un tel acte ‘’serait instantanément chassé du pouvoir‘’.
Tchécoslovaquie, France
12 Sept
1938
FR/GB
Le gouvernement britannique répond à la question posée à Phipps (10.09.38). La Grande-Bretagne n’acceptera jamais que la sécurité de la France soit menacée, mais, pour le moment, le gouvernement ne peut pas ‘’fournir des précisions sur le caractère de son action future,…, dans des circonstances qu’il ne peut prévoir à présent‘’.
France, Grande-Bretagne