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Internationale ouvrière (2e Internationale)

14 Août
 
1904
INT 2
À Amsterdam, Congrès socialiste international (fin : 20.08.04). Le problème central des débats est celui de la tactique à adopter dans la lutte des classes : (1) les Allemands repoussent le révisionnisme (remplacer la lutte des classes et la dictature du prolétariat pour la conquête du pouvoir par une politique de concessions à l’ordre établi), (2) les Français (Jean Jaurès), ne considérant pas la bourgeoisie comme un bloc, estiment qu’il est possible, dans les pays démocratiques, de faire des alliances avec les représentants des paysans, artisans, petits commerçants, etc. La résolution finale adopte la position allemande et ne recommande aucune mesure qui maintiendra le pouvoir des classes dominantes.
18 Août
 
1907
INT2
À Stuttgart, septième congrès de la deuxième internationale, avec 884 participants (Lénine, Rosa Luxembourg, Jean Jaurès, etc.) (fin : 24.08.07). Des divergences apparaissent sur les sujets abordés : (1) sur la grève comme moyen de lutte contre la guerre : les uns (les Français Jean Jaurès, Edouard Vaillant) préconisent la grève générale insurrectionnelle, les autres (l’Allemand August Bebel) s’y opposent, arguant que tout appel à la grève entraînera la répression du gouvernement, (2) sur les relations entre Parti et syndicats : les uns sont pour une autonomie complète des syndicats, les autres pour une soumission des syndicats au Parti, (3) sur la question coloniale : les uns (Gustav Noske, Gerhard Hildebrand) soutiennent que la colonisation fait partie du ‘’but essentiel des civilisations poursuivi par le mouvement socialiste‘’, les autres nient que la colonisation est un facteur de progrès (Karl Kautsky, Jules Guesde), ou dénoncent la barbarie coloniale (Eduard Bernstein), ou se prononcent pour une gestion internationale des colonies (Henri van Kol, Jean Jaurès, Emile Vandervelde), (4) sur le militarisme et la guerre : certains sont hostile à toute action contre la guerre, vu la primauté de la révolution socialiste (Jules Guesde), d’autres sont favorable au déclenchement d’une grève générale et de l’insurrection en cas de guerre (Gustave Hervé), ou estiment que les congrès précédents ont déjà tranché la question (August Bebel).
28 Août
 
1910
INT 2
À Copenhague, congrès de l’Internationale (fin : 03.09.10). Adoption d’une série de résolutions sur le chômage, la législation du travail, la peine de mort, l’unité syndicale, etc. Toutefois, il n’y a pas de position commune concernant le problème de la guerre et de la paix. Les Français et Anglais veulent utiliser la grève générale en cas de guerre, tandis que les Allemands et les Autrichiens s’y opposent.
28 Août
 
1911
INT 2
À Copenhague, huitième congrès socialiste (fin : 03.09.11).
24 Nov
 
1912
INT 2
À Bâle, conférence socialiste internationale (fin : 25.11.12). Les participants se déclarent contre la guerre, mais ils ne prennent aucune initiative concrète.
16 Juil
 
1914
INT 2
À Bruxelles, conférence sur l’unité du POSDR (fin : 17.07.14). Opposés à cette union, Lénine et les bolcheviques ne participent pas. La résolution finale préconise l’organisation d’un congrès international des socialistes, à Vienne, le 23 juillet 1914 (qui n’aura pas lieu suite au déclenchement de la guerre).
29 Juil
 
1914
INT 2
À Bruxelles, réunion du Bureau Socialiste International. Discussions sur l’attitude à prendre vis-à-vis de la guerre : 1) soutient des gouvernements de leur pays (les socialistes allemands, belges, français, anglais et autrichiens), 2) ceux qui sont neutres (les socialistes italiens), et 3) ceux qui sont contre (les socialistes serbes et russes refusent de voter les crédits de guerre). Une autre réunion est prévue à Paris, le 9 août.
04 Août
 
1914
Belgique
Allemagne
France
1GM-EU/IO/BE/DE/FR
En votant, chacun dans son pays, les crédits de guerre, les partis socialistes de ces pays ont mis fin à l’Internationale ouvrière.
Belgique, Allemagne, France
Première Guerre mondiale - Europe
23 Août
 
1914
1GM/INT2
Le congrès de l’Internationale ouvrière devait se tenir à Vienne, mais il est annulé à cause de la guerre.

Première Guerre mondiale
05 Sept
 
1915
Bulgarie
Suisse
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
Lituanie
Lettonie
Pays-Bas
Norvège
Pologne
Roumanie
Suède
IO/BG/CH/DE/FR/GB/IT/LT/LV/NL/NO/PL/RO/SE
À Zimmerwald (Suisse), première conférence Internationale socialiste (fin : 08.09.15). Les 38 participants (de 11 nationalités) débattent : (1) de l’attitude à adopter vis-à-vis de la situation en Europe. Les allemands, notamment, réclament la paix générale tandis que Lénine et les bolcheviques se prononcent contre le vote des crédits de guerre, (2) de la proposition de créer une nouvelle Internationale. Alors que Lénine demande la fondation d’une nouvelle Internationale, les Allemands n’envisagent pas la scission de la Deuxième Internationale. Lors de ce débat, une position sera défendue par Rakovsky, Trotski, etc.
Bulgarie, Suisse, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Lituanie, Lettonie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, Suède
20 Avr
 
1916
Suisse
Allemagne
Italie
Pologne
Portugal
Russie
Serbie
1GM-EU/IO/CH/DE/IT/PL/SR/RU/PT
À Kienthal (Suisse), conférence des partis socialistes (fin : 24.04.16). Les délégués français participent à la conférence, malgré le fait que leur gouvernement ait refusé de leur délivrer les passeports. Discussions sur la Première Guerre mondiale (qu’ils considèrent comme n’étant pas la guerre des ‘’peuples travailleurs‘’, mais bien celle des gouvernements bourgeois, des profiteurs de la guerre, etc.).
Suisse, Allemagne, Italie, Pologne, Portugal, Russie, Serbie
Première Guerre mondiale - Europe
18 Fév
 
1917
IO
À Berne, La Commission socialiste internationale (créée par la conférence de Zimmerwald) appelle le prolétariat à la révolution : ‘’… tourner ses armes non contre ses frères, mais contre l’ennemi intérieur’’.
05 Sept
 
1917
Autriche
Bulgarie
Suisse
Allemagne
Finlande
Lituanie
Pays-Bas
Norvège
Pologne
Roumanie
Russie
Suède
IO/AT/BG/CH/DE/FI/LT/NL/NO/PL/RO/RU/SE
À Stockholm, troisième conférence socialiste internationale (fin : 12.09.17). Dernière tentative pour faire revivre l’Internationale ouvrière.
Autriche, Bulgarie, Suisse, Allemagne, Finlande, Lituanie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, Russie, Suède
21 Fév
 
1918
1GM/INT2
À Londres, conférence socialiste internationale (fin : 23.02.18). La résolution finale : (1) demande la restitution de l’Alsace-Lorraine, (2) condamne l’impérialisme italien pour se ‘’buts de conquête‘’, (3) n’admet pas le démembrement de la Double Monarchie. À la place de celle-ci, les participants proposent, si les peuples concernés le veulent, de substituer à la domination des Habsbourg ‘’une libre confédération des États du Danube‘’.

Première Guerre mondiale
03 Fév
 
1919
Autriche
Allemagne
Espagne
France
Grèce
Irlande
Pays-Bas
Norvège
INT 2/AT/DE/ES/FR/GR/IE/NL/NO
À Berne, conférence internationale ouvrière et socialiste (fin : 10.02.19), avec la participation de délégués de 26 pays (à l’exception des socialistes Italiens, Roumains, Serbes, Suisses et autres). Plusieurs sujets y ont été discutés : (1) la responsabilité des partis socialistes dans le déclenchement de la guerre. Les socialistes Allemands refusent d’admettre une responsabilité supérieure de leur pays, tandis que les Français contestent ce point de vue, (2) sur la création de la S.D.N. : constatant que la guerre qui vient de se terminer ‘’a poussé la civilisation jusqu’aux bords de l’abîme‘’ et estimant qu’une nouvelle guerre ‘’la menacerait de destruction‘’, les participants soutiennent la création de la Société des Nations, comme moyen de prévenir une autre guerre, (3) sur les questions territoriales : considérant que la réunion ‘’arbitraire de diverses nationalités‘’ dans un État a été et sera toujours une menace pour la paix, les participants proposent que la fixation de frontières doit répondre à quelques principes de base : (a) le droit des peuples à décider de leur sort et de l’État auquel ils veulent appartenir, (b) dans les territoires contestés, les questions de nationalités seront soumises à la consultation populaire, sous le contrôle de la S.D.N., (c) un minimum de droits ‘’déterminés et garantis‘’ par la S.D.N. doit assurer la protection ‘’des nationalités, des minorités comme des majorités‘’, etc. Sur base de ces principes, les participants rejettent le droit du vainqueur sur les dépouilles, la prétention de fixer des frontières suivant les intérêts militaires, les annexions ‘’forcées ou masquées’’, etc. (4) sur le retour des prisonniers de guerre : il est demandé aux gouvernements alliés le renvoi des prisonniers ‘’malades et blessés‘’ et la constitution de commissions spéciales autorisées à visiter les camps de prisonniers de guerre, etc., (5) sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la Russie bolchevique : l’incompatibilité entre le socialisme et la dictature du prolétariat est soulignée, etc.
Autriche, Allemagne, Espagne, France, Grèce, Irlande, Pays-Bas, Norvège
14 Avr
 
1920
Roumanie
RO/INT 2
Le Parti socialiste roumain rompt avec la Deuxième Internationale.
Roumanie
31 Juil
 
1920
INT 2
À Genève, congrès (fin : 06.08.20). Dans la résolution finale, les méthodes du gouvernement bolchevique russe sont condamnées.
02 Avr
 
1921
INT 2/ INT 3
À Berlin, réunion commune destinée à coordonner leurs actions. Les sociaux-démocrates exigent que la Troisième Internationale restaure les libertés en Russie, qu’elle renonce à attaquer les leaders non communistes, qu’elle abandonne tout débat sur la révision du traité de Versailles, etc.
20 Avr
 
1921
INT 2/ INT 3
À Berlin, réunion commune destinée à coordonner leurs actions. Les sociaux-démocrates exigent que la Troisième Internationale restaure les libertés en Russie, qu’elle renonce à attaquer les leaders non communistes, qu’elle abandonne tout débat sur la révision du traité de Versailles, etc.
02 Avr
 
1922
INT 2/INT 3/INT 2 ½
À Berlin, réunion des trois Internationales (ouvrière, communiste et socialiste). Recherche d’une union dans la lutte contre le capitalisme (fin : 05.04.22). Le seul accord trouvé est la lutte commune pour la journée de travail de 8 heures. Les désaccords apparaissent quand le socialiste Vandervelde demande aux communistes des ‘’garanties‘’ : mettre fin au noyautage des partis socialistes, accorder la liberté aux peuples de la Russie, etc., ce que les communistes trouvent inacceptables. C’est le premier et le dernier essai d’unifier le mouvement ouvrier mondial.
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