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Italie

1940s

  • Jusque 13 juin 1946 : Royaume d’Italie.
  • 13 juin 1946 – présent : République italienne.
17 Mai
 
1938
Espagne
Italie
ES/IT
L’aviation des nationalistes bombarde Barcelone.
Espagne, Italie
22 Mai
 
1938
Autriche
Allemagne
Italie
AT/DE/IT
Signature d’un accord entre Mussolini et Hitler sur le Haut-Adige (en Autriche). Les germanophones de cette région pourront opter pour une nationalité (80 % d’entre eux choisiront de devenir Allemands).
Autriche, Allemagne, Italie
25 Mai
 
1938
Espagne
Italie
ES/IT
L’aviation italienne bombarde Alicante.
Espagne, Italie
28 Mai
 
1938
Autriche
Allemagne
Italie
AT/DE/IT
À Berlin, signature d’un accord italo-allemand relatif aux relations entre l’Italie et l’Autriche, suite à l’Anschluss.
Autriche, Allemagne, Italie
29 Juin
 
1938
Italie
IT
Arrêté royal relatif à l’exercice de certaines professions. Les Juifs ne peuvent plus exercer les professions de journaliste, chirurgien, avocat, notaire, comptable, etc.
Italie
05 Juil
 
1938
France
Grande-Bretagne
Italie
FR/GB/IT
À Londres, réunion du Comité de non-intervention en Espagne. La retraite des volontaires étrangers d’Espagne est demandée.
France, Grande-Bretagne, Italie
14 Juil
 
1938
Italie
IT
Publication du ‘’Manifeste de la pureté de la race italienne‘’ (connu aussi sous le nom de la ‘’Charte de la race‘’), signé par une dizaine de scientifiques (Sabato Visco, Lino Businco, Arturo Donaggio, Nicola Pende, etc.). Plusieurs personnalités ont adhéré au Manifeste : Giorgio Àlmirante, Galeazzo Ciano, Àmintore Fanfani, Giovanni Gentile, etc. Le Manifeste affirme qu’il existe ‘’de grandes et de petites races‘’, que la population italienne est d’origine aryenne et que les Juifs n’appartiennent pas à la race italienne, etc.
Italie
18 Juil
 
1938
Hongrie
Italie
HU/IT
À Rome, rencontre de Mussolini et Ciano avec le PM hongrois Bela Imredy et Kalman Kanya, le ministre hongrois des Affaires étrangères. Budapest désire intervenir directement en Tchécoslovaquie (mais pas avant l’intervention de l’Allemagne) et elle désire une garantie militaire de la part de l’Italie, si la Yougoslavie attaque la Hongrie. Ciano réplique que l’unique cas où la Yougoslavie serait obligée d’intervenir (comme membre de la Petite Entente) serait celui d’une attaque hongroise unilatérale contre la Tchécoslovaquie.
Hongrie, Italie
25 Juil
 
1938
Italie
IT
Déclaration d’Achille Starace, secrétaire du Parti national fasciste. Dans chaque régime, malgré la tolérance de celui-ci, les Juifs ont représenté ‘’l’état supérieur d’antifascisme‘’.
Italie
05 Août
 
1938
Italie
IT
Arrigo Soimi, garde des Sceaux, suspend la règle du discours du Procureur général près de la Cour d’Appel, qui marquait l’ouverture de l’année judiciaire. Lors de ce discours, le Procureur général présentait l’activité des tribunaux accompagné de statistiques (or, le gouvernement fasciste n’acceptait pas être contredit sur sa politique et ses statistiques).
Italie
10 Août
 
1938
Italie
IT
Interdiction d’inscrire dans les écoles italiennes les Juifs qui viennent de l’étranger.
Italie
05 Sept
 
1938
Italie
IT
Le gouvernement prend des mesures ‘’pour la défense de la race et de l’école fasciste‘’.
Italie
07 Sept
 
1938
Italie
IT
Décret sur les Juifs étrangers. Ils ont l’interdiction d’établir leur résidence en Italie, Libye ou dans les ‘’possessions égéennes‘’, et ceux qui ont obtenu la nationalité après 01.01.19 doivent quitter l’Italie.
Italie
13 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Italie
CS/IT
Pour l’Italie, la solution de la crise des Sudètes est d’accorder aux Allemands des Sudètes la possibilité de se séparer de la Tchécoslovaquie.
Tchécoslovaquie, Italie
13 Sept
 
1938
Hongrie
Italie
Yougoslavie
HU/IT/YU
À Rome, le ministre Kosta Christitch transmet à Ciano que, si la Hongrie intervient en Tchécoslovaquie, après l’Allemagne, alors la Yougoslavie tiendra ses engagements.
Hongrie, Italie, Yougoslavie
17 Sept
 
1938
Allemagne
Italie
DE/IT
Mussolini soutient publiquement Hitler (15.09.38).
Allemagne, Italie
23 Sept
 
1938
Italie
Roumanie
IT/RO
À Rome, entretien de Ciano avec Alexandru Duiliu Zamfirescu, le ministre roumain en Italie. La Roumanie : (1) continue à refuser le passage des troupes russes à travers son territoire, (2) comprend que des territoire tchèques ‘’purement magyars‘’ retournent à la Hongrie mais n’accepte pas que Budapest ait des revendications sur des territoires habités par d’autres populations (la Slovaquie par exemple). Dans ce cadre, Bucarest demande à l’Italie d’exercer une ‘’action modératrice‘’ sur la Hongrie. À la demande de Ciano concernant l’attitude de la Roumanie en cas de conflit russo-polonais, Zamfirescu affirme que le gouvernement roumain se rangera du côté de la Pologne.
Italie, Roumanie
24 Sept
 
1938
Suisse
Allemagne
France
Italie
CH/DE/FR/IT
Note du gouvernement suisse à Paris, Berlin et Rome qui leur demande de s’engager à maintenir, ‘’même en temps de guerre, les fournitures à la Suisse de denrées alimentaires essentielles‘’.
Suisse, Allemagne, France, Italie
28 Sept
 
1938
Allemagne
France
Italie
DE/FR/IT
Vers 11 heures, Mussolini demande à Bernardo Attolico, l’ambassadeur italien en Allemagne, d’aller voir Hitler et lui transmettre que la Grande-Bretagne a demandé à l’Italie d’intervenir ‘’en médiateur dans la question des Sudètes‘’. Mussolini propose une conférence à Quatre (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) sur cette crise. Vers 11 h 15, Hitler reçoit François-Poncet, ambassadeur de la France. Paris annonce à l’Allemagne que Prague a accepté la cession immédiate de certaines régions des Sudètes et avertit le Führer que, si l’Allemagne passe outre et attaque la Tchécoslovaquie, alors la France donnera son aide à Prague et ce sera la guerre générale. Vers 11 h 40, pendant son entretien avec François-Poncet, Hitler sort et voit Attolico qui lui transmet le message de Mussolini. Il Duce lui demande d’ajourner de 24 heures la mobilisation générale de l’armée allemande. Revenu voir l’ambassadeur français, le Führer lui dit que, devant les efforts de la France pour une conciliation, il ne peut pas répondre par un refus catégorique : ‘’J’ai besoin de réfléchir encore‘’, dit-il. Vers midi, après l’entretien avec François-Poncet, Hitler accepte la proposition de Mussolini. À 14 heures, entretien téléphonique de Hitler avec Mussolini. Le Führer confirme qu’il accepte la proposition de Il Duce. Il fait envoyer aux gouvernements de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Italie des invitations pour envoyer des représentants afin de rencontrer le lendemain, le 29 septembre, à Munich. Vers 14 h 30, Hitler annonce qu’il accepte une conférence internationale pour la crise des Sudètes, pour le 29 septembre à Munich.
Allemagne, France, Italie
29 Sept
 
1938
Tchécoslovaquie
Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
CS/DE/FR/GB/IT
À 12 h 45, à Munich, commence les discussions entre Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier sur la crise des Sudètes. Le 30, vers 2 h 30 du matin, signature d’un accord sur le rattachement des Sudètes à l’Allemagne (pendant les négociations, les représentants tchèques sont restés dans une pièce à part) dans les conditions suivantes : (1) l’évacuation de la zone par les autorités tchèques commencera le 1er octobre pour se terminer le 10 du mois, (2) aucune installation ne sera détruite, (3) la délimitation des frontières sera effectuée par une commission internationale (qui établira aussi les territoires où un plébiscite sera organisé), (4) les populations des territoires transférés qui voudront rester où les quitter auront 6 mois pour le faire, (5) les autorités tchèques libéreront de leurs forces de police ou de l’armée, dans un délai de 4 semaines, les Allemands des Sudètes qui voudront le faire, etc. En annexe, Paris et Londres garantissent les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie ‘’contre toute agression non provoquée‘’ et avertissent Prague que, si dans un délai de 3 mois, le problème des minorités hongroise et polonaise n’est pas réglé, alors les Quatre décideront de la suite. En janvier 1939, Hitler dira à Csaky, le ministre hongrois des Affaires étrangères, qu’il ne s’est jamais imaginé que les amis de la Tchécoslovaquie lui offriront ce pays ‘’sur un plateau‘’. Concernant cet accord de Munich, certains historiens affirment que les armées de la Russie, de la France et de la Tchécoslovaquie auraient pu faire face à la Wehrmacht. Elles n’ont pas rencontré cette difficulté, suite à l’intervention de Roosevelt (qui aurait imposé aux franco-britanniques de céder).
Tchécoslovaquie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie